Canada's hub for international affairs.

Reporting on a Great Ambition: The Canada-European Union Comprehensive Economic and Trade Agreement

On December 7th 2010, members and friends of the Canadian International Council (CIC) Montreal branch gathered at McGill’s Peterson Hall for a unique conference with Quebec’s 24th Premier, Pierre Marc Johnson.

The Canadian International Council is a non-partisan, privately funded research council. It is represented by fifteen branches across the country, headquartered in Toronto, with a mission to promote research and dialogue on international affairs and Canada’s foreign policy. CIC’s branches promote national foreign policy dialogue by presenting speakers, seminars, roundtable discussions and study groups to interested Canadians including the private and diplomatic sectors, as well as academia and the media.

In light of recent economic changes on the world stage, the European Union has become of great significance for Canada. An expert in this area, Mr. Johnson shared with the audience his opinion on the ongoing developments towards an economic agreement between Canada and the European Union. He started with positive comments and highlighted last year’s noteworthy progress in talks between the two players. However, he cautions, Canada should be careful not to drag on negotiations given the rising interest of important countries such as China, Japan and India.

Mr. Johnson then continued with a reflection on the legal consequences that such agreement would entail. Since the EU’s economy is much bigger than Canada’s, many legislative revisions will be necessary to institute a fair and sustainable cooperation. For example, Canadian provinces would have to concede a number of powers to the federal level. As for the EU, custom duties and licences conditions would certainly be subject to review.

Finally, Mr. Johnson concluded with a summary of Canada’s interest in this matter: free circulation of Canadian products, free movement of people, and free movement of capital.

Jason Grenier

View photos of event ›

Le point sur une ambition de taille : l’entente économique projetée entre le Canada et l’Union européenne

Le 7 décembre 2010, les membres et amis de la séction montréalaise du Conseil International du Canada (CIC) se sont rassemblés au pavillon Peterson de McGill pour une conférence unique avec le 24e premier ministre du Québec, Pierre Marc Johnson.

Le Conseil International du Canada est un conseil de recherche, non partisan, subventionné de manière privée. Il siège à Toronto, mais il est toutefois représenté par 15 branches qui traversent tout le pays. Sa mission est de promouvoir la recherche et le dialogue sur les affaires internationales du Canada et ses politiques étrangères. Le rôle des branches du CIC est de promouvoir le dialogue sur les politiques internationales en présentant des conférenciers, des séminaires, des tables rondes et des groupes d’étude afin d’intéresser les Canadiens du secteur privé, diplomatique et académique, tout comme les médias.

Devant les récents mouvements sur l’échiquier économique mondial, la stabilité et la croissance économique grandissante de l’Union européenne ont fait de celle-ci une entité économique non négligeable pour le Canada. M. Johnson a présenté à l’auditoire sa perception des efforts qui convergent vers une entente économique entre le Canada et l’Union européenne. D’abord, la dernière année fut positive puisqu’elle fut marquée par beaucoup de travail des deux parties. Toutefois, cela n’est pas gage de succès, car le Canada pourrait perdre à s’éterniser dans ses négociations. En effet, l’Union européenne ne pourra pas indéfiniment entretenir des pourparlers avec le Canada, car de sa perspective, plusieurs entités importantes telles que la Chine, le Japon et l’Inde sont à leur porte.

Nonobstant le fait que l’Union européenne est une entité économique plus importante pour le Canada que l’inverse, il est à prévoir autant de révisions législatives des deux parties afin qu’il y ait entente. Pour le Canada, il y a notamment nécessité d’entente entre les provinces pour concéder certains pouvoirs législatifs à un traité de niveau fédéral. Du côté de l’Union européenne, les droits de douane de 137 millions de dollars seraient certainement sujets à révision, en plus d’alléger les conditions d’obtention de certains certificats, tels que les certificats prouvant la sécurité ou le respect environnemental d’un produit, qui constituent un processus freinant généralement la mise en marché de plusieurs produits.

Les intérêts du Canada dans une telle entente se rassemblent sur trois fronts : la libre circulation des produits d’origine complètement ou partiellement canadienne, la libre circulation de la population impliquant une facilité d’obtention des visas et la libre circulation des capitaux.

Jason Grenier